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Ski de randonnée au Japon : pourquoi cette expérience a changé ma vision de la poudreuse du Japon

Le Japon à skis, c’est déjà exceptionnel. Mais il y a 1 niveau au-dessus.

Japon ski de randonnée

 

Tout le monde qui s’intéresse au ski a entendu parler de la Japow. Cette neige japonaise légère, sèche, quasi-irréelle, qui tombe en quantités astronomiques sur les massifs d’Hokkaïdo et transforme chaque descente en quelque chose d’inoubliable. Les stations japonaises sont très bien organisées, les hors-pistes accessibles depuis les remontées sont souvent excellents, et franchement, même sans sortir du domaine balisé, vous allez vivre des moments de ski parmi les meilleurs de votre vie.

Mais voilà ce que personne ne vous dit avant de partir : si vous voulez la vraie Japow, il faut aller la chercher. Et pour ça, il y a le ski de randonnée.

 

Je m’appelle Andréas, j’ai 23 ans, et je travaille chez Destination Poudreuse avec mon grand frère Mathias. C’est notre père Thomas qui dirige l’entreprise, et c’est lui qui nous a envoyé au Japon pour explorer les terrains que nous faisons découvrir à nos clients et réaliser notre prochain film. Ce que je vais vous raconter ici, c’est une journée qui est devenue, sans contest, le meilleur souvenir de tout mon séjour, et probablement l’une des meilleures journées de ski de ma vie.

 


 

Soyons honnêtes : j’avais des a priori

Avant ce voyage, j’avais fait quelques sorties de ski de randonnée, 2 ou 3. Pas assez pour me sentir vraiment à l’aise, pas assez pour avoir une vraie lecture du terrain ou du dénivelé. Le genre d’expérience qui vous laisse avec une impression mitigée : c’est beau, c’est intense, mais c’est dur, et vous n’êtes pas sûr d’en avoir vraiment envie à chaque fois.

Et puis il y a les images. Vous savez, celles que l’algorithme vous envoie sur Instagram : des skieurs qui s’enfoncent jusqu’aux hanches dans une poudreuse épaisse, des faces raides à n’en plus finir, des conversions techniques sur des pentes à 40°. Ça fait rêver, mais ça intimide aussi. On se dit que c’est pour les pros, pour les gens qui font ça depuis 10 ans, pas pour quelqu’un qui a à peine commencé.

Donc quand notre guide nous a remis du matériel de ski de randonnée dès notre arrivée, j’ai compris qu’on n’allait pas se contenter de faire du hors-piste accessible à pied depuis la station. Et honnêtement ? J’étais un peu nerveux. Mais j’avais complètement tort.

 


 

Le Shiribetsu : les premiers pas dans un autre monde

Notre première sortie, c’était au massif du Shiribetsu, dans la région de Rusutsu. Un terrain que notre guide connaît parfaitement, après des années à l’arpenter dans tous les sens et dans toutes les conditions. On part tôt le matin, en faisant un stop au seven eleven sur la route, on chausse les skis, on met les peaux, et là, dès les premières foulées, quelque chose se passe.

Montée en ski de randonnée au Japon

Je lève la tête et je me retrouve entouré d’une forêt d’arbres sans feuilles, entièrement enneigés, silencieux. L’atmosphère est presque irréelle. Pas un bruit, pas une trace, juste cette lumière froide du matin qui se filtre à travers les branches chargées de neige. À ce moment précis, l’appréhension disparaît. Je n’ai plus qu’une seule envie : avancer, voir ce qu’il y a plus loin, découvrir ce que cette montagne cache.

 

Et c’est ça, je crois, le truc avec le ski de randonnée au Japon. Le cadre fait le travail à votre place. Vous n’avez pas le temps de penser à vos jambes ou à votre souffle, vous êtes trop occupé à regarder autour de vous.

 


 

La montée : accessible, vraiment

Alors parlons en concrètement, parce que c’est souvent la question qui bloque les gens : est-ce que c’est dur ?

La réponse honnête, c’est : bien moins que ce que vous imaginez. La première partie de la montée, c’est presque une balade. Le terrain est plat, on avance tranquillement en forêt, on discute, on s’arrête quand on veut. Il n’y a aucune pression, aucun chrono.

Ensuite, on a eu une section un peu plus raide, d’une quinzaine de minutes, avec quelques conversions. C’est là que le ski de randonnée demande un peu de technique. Mais avec un bon guide qui vous montre comment faire, ça se passe très bien. Vraiment, ne laissez pas ça vous freiner.

Après cette section, on quitte la forêt et on débouche sur un terrain ouvert, dégagé. C’est un moment fort, soudainement, vous voyez l’espace, le ciel, et vous réalisez d’où vous venez. Puis on replonge dans les arbres pour rejoindre la zone de descente : la neige y est meilleure, protégée du vent et du soleil, et on est plus en sécurité qu’en terrain découvert.

 

Les chiffres pour ceux qui ont besoin de se projeter :

  • Dénivelé : 550 mètres
  • Distance : 2,2 km
  • Montée :  2 heures 30 pauses comprises
  • Descente : 1h15 pauses comprises

 

Et une règle d’or que j’ai apprise ce jour-là : préparez vos snacks le matin. Pendant la montée, on grignote régulièrement pour tenir le rythme, et on boit même quand on n’a pas soif. C’est le genre de petit détail qui change tout sur le confort de la journée.

 


 

La descente : la vraie Japow, enfin

séjour de ski au Japon

Trois heures de montée. Et puis on bascule.

Je ne sais pas exactement comment vous décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là, parce que c’est le genre de chose qui ne se raconte pas vraiment, ça se vit. Mais je vais essayer.

La neige sous les skis, c’était la meilleure neige que j’aie jamais skiée. Légère, profonde, vierge de toute trace. À chaque virage, elle explose autour de vous comme de la fumée. Vous entendez à peine le bruit de vos skis. Vous avez l’impression de flotter. C’est ça, la vraie Japow.

Ce jour-là, j’ai réalisé mes meilleurs virages de tout le séjour. Et j’ai eu une pensée très claire : tout ça, je l’ai mérité. La montée, le froid du matin, les conversions maladroites : tout ça avait un sens. La récompense était à la hauteur de l’effort, et même bien au-delà.

La veille, on était sur les pistes de Niseko, les gates ouvertes, premier jour de ski au Japon, difficile de faire mieux comme entrée en matière. Et pourtant, c’est le lendemain, au Shiribetsu, que j’ai compris quelque chose. La station, c’est bien. La neige y est bonne. Mais il y a du monde, des traces partout dès le matin, cette petite tension pour être le premier à toucher la neige.

Mettre les peaux, monter un peu, s’éloigner , c’est là que tout se simplifie. Et que l’expérience est pleinement vécue

La descente en elle-même était variée et généreuse : des arbres parfaitement espacés pour slalomer librement, un grand espace ouvert pour prendre de la vitesse et lâcher les skis, puis un retour progressif dans la forêt du début, ce même décor magique du matin, qui nous ramenait tranquillement jusqu’à la voiture. Une boucle parfaite.

Et pour couronner le tout, la journée nous avait offert les deux : ciel bleu éclatant le matin, une rareté à cette période de l’année, et chutes de neige fraîche l’après-midi. Le décor changeait au fil des heures, vivant, imprévisible, généreux.

 


 

Pourquoi vous devriez intégrer le ski de randonnée à votre séjour au Japon

Je ne suis pas là pour vous dire que les stations japonaises ne valent rien, elles sont fantastiques, et vous le savez déjà si vous êtes en train de planifier votre voyage. Mais le ski de randonnée, c’est un autre niveau d’expérience, et voilà pourquoi :

Vous accédez à une neige introuvable autrement. La poudreuse, préservée par les arbres et la topographie, sans trace depuis parfois plusieurs jours : ça n’existe pas en station. C’est réservé à ceux qui vont la chercher.

Vous vous immerger vraiment dans la nature japonaise. Forêts enneigées, silence absolu, lumière hivernale, c’est une autre façon de vivre la montagne, bien loin de l’agitation des remontées mécaniques.

La descente a une saveur unique. Quand vous avez monté pendant trois heures pour mériter votre neige, les virages ne goûtent pas pareil. C’est une satisfaction que le ski de station ne peut pas vous donner.

C’est plus accessible que vous ne le pensez. Si j’ai pu le faire avec moins de 10 sorties à mon actif, vous aussi. Le tout est d’être bien accompagné, d’y aller à son rythme, et de ne pas se mettre de pression.

 


 

Le guide : la pièce maîtresse de l’équation

Je veux insister là-dessus, parce que c’est vraiment ce qui fait la différence : sans un guide local qui connaît parfaitement le terrain, cette journée n’aurait pas eu la même valeur. Savoir où aller en fonction des conditions de neige, lire le relief, choisir le bon itinéraire pour maximiser la sécurité et la qualité de la descente, c’est une expertise qui s’acquiert sur des années, et qu’on ne remplace pas avec une application ou une carte.

Chez Destination Poudreuse, c’est précisément ce que nous vous proposons : des séjours encadrés par des personnes qui connaissent le Japon en profondeur, et qui savent comment transformer une belle journée en une journée dont vous parlerez pendant des années.

 


 

La journée qui a tout changé

Je pourrais vous lister tous les spots que j’ai skié au Japon, toutes les pistes, tous les hors-pistes. Mais si vous me demandez quel est mon meilleur souvenir, celui que je revois en fermant les yeux : c’est celui-là. Le Shiribetsu, les arbres blancs du matin, la forêt silencieuse, et cette descente dans une neige comme je n’en avais jamais touché.

J’y ai découvert quelque chose que je cherchais sans le savoir : le plaisir de se dépenser pour obtenir une récompense d’une valeur inestimable. C’est simple comme idée, mais c’est puissant comme expérience.

Alors si vous hésitez encore à intégrer le ski de randonnée à votre prochain séjour au Japon : ne cherchez plus. La réponse est oui.

Andreas Leufen


 

Voici une vidéo qui montre un léger aperçu de notre séjour de ski au Japon :

Film de ski au Japon


 

Si cette expérience vous a motivé à réserver votre séjour de ski au Japon, cliquez ici.

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